mercredi 27 mai 2009

Je ne suis qu'une larve de la génération Y

Vous allez probablement trouver que mon titre est un peu dur envers moi-même, mais que voulez-vous, c'est comme ça que je me sens présentement. Sans mettre tout le blâme sur l'éducation que j'ai reçu, que la génération Y à reçu, j'ai l'impression que je n'arriverai jamais à quelque chose de bon.

Je change d'idée comme je change de bobettes pis chui tannée.

2005 à 2008: Je prens un cours de secrétariat et je me place dans une bonne petite PME pas trop loin de chez moi avant même la fin de mes cours. Salaire bas, bons avantages sociaux et équipe de travail fantastique. J'étais dans un petit bureau confiné, je voyais personne et mes tâches étaient EXTRÊMEMENT répétitives. Bang, diagnostic de bipolarité, je pars en congé maladie.

2008-2009: Je me dis tiens! Si ton ancienne job te rendait tant malheureuse, pourquoi ne retournerais-tu pas à l'école pour apprendre un métier payant et gratifiant avec des pas pires garanties d'emploi??? 8 mois sur les bancs d'école pour devenir préposée aux bénéficiaires, encore une fois engagée avant la fin de mes études. Très bon salaire (à mon avis), équipe de travail de merde, horaire de travail de nuit qui est en train de me faire virer folle, aucune garantie que je vais pouvoir rentrer chez moi après mon shift de travail parce que c'est fort possible qu'une fille va manquer à l'appel pis que c'est la p'tite nouvelle qui va être obligée de se taper un double.

Là je me dit. Est-ce que c'est moi qui capote pour rien? Est-ce que c'est moi qui n'est pas capable d'être satisfaite de ce que j'ai? Et je tombe là-dessus, un article du portail de l'ordre des conseillers en ressources humaines agréés:

Bien qu'il soit réducteur de traiter des personnes à travers les traits d'une génération, nous pouvons dire que ces jeunes présentent les caractéristiques suivantes :

* ils magasinent leurs emplois comme les plus vieux magasinent leurs voitures : ils posent des questions, comparent, en veulent pour leur argent;
* ils sont à la recherche de conditions optimales pour leur développement et leur épanouissement personnel et professionnel;
* ils sont loyaux à ceux qui sont compétents et respectueux;
* ils sont fidèles à leurs amis;
* ils sont aussi à l'aise avec les nouvelles technologies que leurs aînés l'étaient avec les machines à écrire électriques;
* ils échangent ouvertement de l'information sur leur rémunération avec leurs amis et leurs collègues;
* ils veulent de la flexibilité dans leur travail et ils veulent avoir leur mot à dire sur la nature de cette flexibilité.


Et encore:

En matière de gestion des talents, les jeunes de la génération Y changent d'emplois souvent, entre autres parce qu'ils pensent trouver mieux ailleurs et plus rapidement que chez leur employeur actuel. Par conséquent, les organisations et les gestionnaires qui s'en tireront le mieux auront mis en œuvre des cheminements de carrière et des programmes de formation adaptés aux jeunes qui commencent leur carrière.


Et là je me questionne. Est-ce que ça existe réellement une compagnie qui fait ça pour ses employés? (Allez-y, j'veux des noms!) Est-ce que c'est juste moi ou c'est vraiment pas évident de trouver une job où l'on est appréciés, où l'on est justement payés (pas trop, pas "pas assez") et où l'on va pouvoir évoluer?

Faut que j'vous compte pourquoi je me pose tant de questions. Comme vous savez, je travaille dans un CHSLD affilié à un centre hospitalier. Une grosse machine bien syndiquée. Comme je suis nouvelle avec à peine un petit 35 jours d'ancienneté au total pas encore syndiquée et bien quand on m'a téléphoné pour m'offrir un remplacement de nuit 3/2 (c-a-d une semaine trois nuits et l'autre semaine deux nuits) j'ai dit oui tout de suite. Je tiens à préciser qu'on s'est empressés de mettre mon nom sur le poste vacant sans rien me dire de plus. Voilà ti pas que trois semaines plus tard je suis à boutte. Je dors tout croche, mange tout croche, dors tout le temps... Et vous connaissez mon état. Les bipolaires DOIVENT faire attention à leur sommeil pour rester équilibrés. Bref je rush à garder la tête hors de l'eau. J'ai même fait une crise de panique... Donc j'appelle la fille du syndicat pour lui demander si il y avait une façon simple de lâche s'te maudit remplacement là. Vous savez ce qu'elle me réponds?

- Ben madame y'a qu'une seule façon c'est de vous en aller en congé maladie. Sinon, il faut attendre que ça fasse 6 mois que vous l'ayez et alors là vous pourrez le laisser tomber.

CRISSE DE SYNDICAT À MARDE

Là moi la conne je suis en train de me détruire parce qu'un moron à un jour voté pour que cet "loi" passe. Bravo champion!

Je suis donc prisonnière de ma job. Ben oui j'ai un bon salaire. C'est sûr parce que je suis obligée de faire des heures supplémentaires après mon shift et faire 15 hrs d'affillées tout en prodiguant des soins hors pairs avec le sourire.

Faque vous savez ce que je fais là? J'envoie des CV pour redevenir secrétaire. Ça me faisait chier pour un salaire de merde mais au moins je savais que personne me tiendrais prisonnière à 17h.

C'est là que la phrase prends tout son sens.

es jeunes de la génération Y changent d'emplois souvent, entre autres parce qu'ils pensent trouver mieux ailleurs et plus rapidement que chez leur employeur actuel.

lundi 18 mai 2009

Maman! Viens me soigner!

J'en ai marre. Depuis mon hospitalisation (et même le jour avant), j'ai des nausées non-stop, 24h sur 24. Si je bois j'ai la nausée, si je sens une odeur j'ai la nausée, si je fixe un point imaginaire sur le mur, sans bouger, en retenant mon souffle, j'ai la nausée.

Je ne sais plus quoi faire. Je sais que la pillule anti-bébé y est pour quelque chose puisque je ne l'ai jamais tolérer... Mais là j'avais mal au coeur AVANT de la prendre.

J'ai essayé du gatorade, du thé glacé, de l'eau, du coke... J'ai toujours mal au coeur.

Avez-vous des trucs de grand-mère pour m'aider?

vendredi 15 mai 2009

Fausse fausse couche

Mercredi soir, je me sentais étourdie, j'étais nauséeuse. Tsé quand ça file pas là... Donc je me suis couchée sur le sofa avec une grosse douillette, bien emmitouflée. Vers minuit je commence à m'endormir et décide d'aller me coucher dans mon lit.

Vers 2h un gros mal de ventre m'assaille. Je me lève donc, toute endormie, pour aller aux toilettes. Après un "No.2" je m'essuie et découvre du sang très clair sur le papier de toilette. Je crois que je suis restée debout une bonne minute à fixer le papier de toilette en le regardant sans comprendre. Hahaha!

Donc après une minute debout en contemplation je comprends finalement que le sang ne provient pas de cet endroit là... et je découvre que la toilette est pleine de sang, l'eau est rouge. Bonnnnnnnnnnnnn Rosie débarque en grande pompe. Mais je me sens encore étourdie et nauséeuse... et endormie! En m'examinant je découvre donc qu'il y avait du sang sur mon pydjama, sur mes draps, sur ma douillette, Allouetteeee!

Ce n'est vraiment pas habituel pour moi d'être autant menstruée mais j'me dit que bon, ça fait longtemps, c'est peut-être normal. Je met les étourdissements et les nausées sur le compte de la pizza mangée en soirée...

7h du matin, le cadran sonne pour Chéri. Quand il se lève je lui demande (les yeux fermée, la bouche pâteuse) si il file croche à cause de la pizza, il me répond que non. Je lui dit donc que je suis ÉNORMÉMENT menstruée et que le sang est très clair et que ça ne m'est jamais arrivée. Il n'en fait pas de cas parce qu'il pensait que je rêvais...

Je finis par me lever plus tard.. Encore du sang partout. Je m'habille, lave les draps et décide d'aller faire mes courses chez WallMart malgré que je sois encore un peu étourdie. J'achète une méga grosse boîte de tampons, en prévention LOL! Mais voilà ti-pas qu'en plein milieux de mes courses, SPLASH! Débordement dans mes bobettes. Je paye mes achats et rentre subito presto.

Je me change encore.

Retourne au magasin parce que crime, on a pu rien à bouffer mais j'ai vraiment mal au coeur. Encore un SPLASH! Je renviens à la maison.

Me change encore une fois.

Là j'appelle ma mère pour lui dire que je file vraiment très croche pis que je sais pas ce que j'ai. Vous savez ce qu'elle me dit? Va prendre un bain, ça va passer.

Sans commentaire.

J'appelle Info-Santé qui eux me disent que c'est peut-être une hémorragie et que je dois me rendre à l'urgence immédiatement. Ce que je fait.

À l'urgence, je suis faible. Je dois me tenir sur les murs pour avancer. L'infirmière me couche sur une civière. Je suis donc hospitalisée. J'ai attendu 3h30 avant de voir la médecin. Après un examen gynécologique, la doc dit avoir sorti beaucoup de gros caillots.

LÀ, ELLE ME PARLE DE FAUSSE COUCHE!

Je ne suis pas capable de me retenir de pleurer. Déjà que je ne peut pas tomber enceinte, si la seule fois où je le suis je perds mon bébé, ça va pas bien! Je pleure, je pleure, je pleure. La nouvelle fait le tour de la famille et tout le monde passe sont temps à me pager pour savoir si c'est vrai.

La doc me fait passer des prises de sang. Deux heures plus tard, elle me fait attendre dans une salle fermée avec Chéri. Là on se dit que si elle nous parle dans une salle c'est que ça doit être important...

Bin non. Finalement je ne suis pas enceinte, je ne fais pas de fausse couche, j'ai tout simplement un débalancement hormonal qui fait que je perds énormément de sang.

Wow. Merci doc de m'avoir fait peur et pleurer pendant deux heures.